dimanche 26 juin 2016

Cours d'arts martiaux internes en lilgne

Je reçois fréquemment des messages de personnes souhaitant suivre mon enseignement de façon continue et systématique, mais qui ne peuvent pas, compte tenu de l’éloignement géographique ou de manque de disponibilité dans la semaine.

En cherchant à répondre favorablement à leurs attentes, j’ai décidé de dispenser les cours en ligne par abonnement.
Toutefois, je ne suis pas si malavisé de prétendre dire que c’est la panacée.
Suivre les cours à travers des vidéos ne remplacera jamais de « vrais cours ». Je ne peux évidemment pas rectifier vos postures ni vous donner de conseils spécifiques personnalisés.
L’enseignement se transmettent principalement de façon visuelle et auditive, mais indispensablement de façon tactile, “de main en main”.
Il est donc impératif de prendre des cours « en direct » avec moi, sinon, avec un enseignant qualifié.
Ceci étant,

grâce à ces vidéos,  je peux vous offrir quelque chose de très important, voire même de crucial pour votre apprentissage :
des repères, des ressources, des outils et des pistes pour évoluer dans l’art traditionnel.
Autrement dit, des éléments nécessaires pour construire votre environnement personnel d’apprentissage traditionnel.


Ce qui vous permettra de débusquer le sens originel caché dans vos exercices quotidiens (aujourd’hui de plus en plus inconnaissable dans un système d’enseignement occidentalisé).
Les vidéos proposées ici peuvent non seulement être un bon moyen de découvrir les bases de l’enseignement que je dispense, mais également aider ou accompagner les personnes prenant déjà des cours au sein de l’école.
Chacun pourra continuer sa pratique à son rythme, quand et où bon lui semble, rattraper les séances ratées ou visionner un cours autant de fois que possible afin de déceler des détails oubliés après la séance.  Ce qui est un bon complément en plus d’un cours collectif.
Les vidéos sont accessibles à tous les niveaux, notamment intermédiaire et confirmé. Si, à la première vue, vous n’avez ni aimé, ni compris le contenu, n’hésitez pas à revenir quelques jours après. En le revoyant plusieurs fois, vous devinerez la trame de fond subversive et révélatrice.
Maintenant, cliquez sur l’image suivante et sélectionnez le forfait qui vous convient.
cours-en-ligne

mardi 7 juin 2016

sochokun.com vient de faire peau neuve !

Ce site se veut plus interactif, plus visuel, plus convivial et plus ergonomique. Vous y trouverez l'ensemble de vidéos didactiques que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

Pour en savoir plus, cliquez sur l'image ci-dessous.

Aller sur sochokun.com

jeudi 2 juin 2016

Serai-je efficace au réussir à. moment où je devrai l’être ?

"Acquérir les techniques, les appliquer et être efficace
avec nos partenaires d’entrainement n’est pas un gage de victoire dans une
situation réelle de danger. Tant de paramètres sont différents, entre réaliser
un exercice entre nous dans notre école et dans la « vraie vie », que
je me pose la question : serai-je efficace au réussir à. moment où je
devrai l’être ?" —
Benoît, disciple interne en Xingyi Quan


Lire la suite   Un homme normal...: Comment atteindre l'efficacité ?

vendredi 13 mai 2016

le paradoxe - les principes d’arts martiaux traditionnels prennent le contrepied des idées reçues

Le langage sportif est un pléonasme


La devise olympique, « Citius, Altius, Fortius » sont les mots latins qui signifient, « plus vite, plus haut, plus fort ».  Cette devise, ayant pour but d’exhorter la jeunesse à exploiter sa capacité latente physique (et mentale) dans la pratique sportive, règne toujours en maître dans notre société.

Il en va de même dans le sport de combat : « Esquive plus vite, lève ta jambe plus haut, cogne plus fort… » Le pléonasme vicieux est au rendez-vous.

Or, les certitudes logiques nous fournissent une quiétude morale. Comme dans la vie, tant et aussi longtemps que l'on est dans ce « plus, plus et plus », on se sent supérieur aux autres. Mais cette forme de surenchère de performance a bien des limites.

En règle générale, le fort terrasse le faible


Lors d’un affrontement, dans sa quête de supériorité sereine, on a deux attitudes inconscientes : soit on choisit un adversaire plus faible sinon éviter le combat, soit chercher inconsciemment à jouir de la faiblesse chez l’autre en attaquant les parties (points) les plus vulnérables (ex. viser la tête). Dans tous les cas, on essaie de se placer du côté des plus forts.

Que l’on soit petit ou grand, on est tous adeptes de la chasse aux plus faibles.

Dans cette indomptable attitude, on a l’ultime conviction que c’est toujours le fort qui terrasse le faible (tant sur le plan mental que physique). L’inverse fait outrage à la logique.

Croire au contraire sans fondements valables, c’est ballot. Mais on sait qu’il y a bel et bien des gens sans aucune prétention physique arrivent parfois à vaincre les plus forts.

Le faible terrasse le fort — l’image est certes surprenante et saugrenue, mais pas impossible. Ce n’est donc pas une antilogie, mais un paradoxe.


Le paradoxe


Dans la vie, on ne peut pas choisir ses adversaires. A défaut d’avoir la force physique et les capacités d'athlète de Superman, comment pourrions-nous nous assurer une issue favorable en cas d’acte d’agression ou face à une menace imminente de mort ?

Misant tout sur l’excellence de son esprit ?

Avec une panoplie de combinaisons techniques ?

Devant ceux qui sont dotés d’une force physique extraordinaire, de petites techniques trouvées ici et là n'ont pas cours.

Les arts martiaux originels ont été pensés, codifiés et élaborés pour résoudre ce dilemme et sont censés offrir une solution adéquate et durable face à une situation critique dont dépend notre vie.

Un jour, lorsque j’étais encore débutant, j’ai fait part de toutes mes interrogations à mon maître.

Il m’a dit : « C’est le paradoxe qui nous permet de rester en vie en étant parfaitement faible. »

Ça m'avait bien intrigué.

L’enseignement que j’ai reçu de mon maître était toujours antithétique aux pensées coutumières, suscitant beaucoup de surprises, et se tissait dans l’interstice entre l'exprimable et l'inexprimable, entre le concevable et l'inconcevable.

Peu à peu, j’ai remarqué que les arts martiaux internes utilisent un langage truffé d’oxymores :

Avancer en arrière,
Frapper avec une impitoyable douceur,
Monter en bas, descendre en haut,
Devenir le plus faible des faibles pour survivre,
Si tu veux bouger, ne bouge pas, etc.

En sortant des cadres habituels de réflexion, et remettant ainsi en cause tout le socle sur lequel on est bâti, on arrive à se changer, à entrevoir un monde fertile de possibilité…

Une nouvelle réalité géostratégique


Voici, une façon différente d'utiliser le paradoxe dans une démarche de résolution de problèmes.

« Pour faire face à adversaire plus grand, on a besoin d’être beaucoup plus rapide et beaucoup plus technique que lui. »

Je pense que beaucoup seraient d'accord avec cette proposition.

Et si je vous disais que cette hypothèse du départ est fausse ?

Contre le « plus », répondre avec le « plus » — Cette surenchère de performance ne va pas lorsque le rapport de force est disproportionné.

En fait, face à un adversaire plus grand, nous n’avons pas besoin de techniques. C’est face à celui de la même taille que nous en avons réellement besoin.

Car :

Deux individus de taille plus ou moins égale = les paramètres identiques (taille). Donc il nous faut les variables (techniques).

C’est le principe des combats arrangés : ils sont tous codifiés pour deux adversaires de la même taille, du même gabarit. C’est une étude de variables.

Deux individus de taille très différente = nous n’avons pas besoin de variables. Les paramètres sont déjà différents.

On doit utiliser le paradoxe, le rapport subjectif et objectif, ce qui change et ce qui ne change pas, pour faire émerger une nouvelle réalité géostratégique face au plus petit et au plus grand, afin de rester toujours « soi-même ».


Les parents et les profs nous disent toujours, « fais comme tout le monde ».
Mais ce n’est pas parce que l’on fait comme tout le monde que personne n’est heureux ?

lundi 25 avril 2016

La théorie

Ce n'est pas parce que l'on apprend la théorie que l'on arrive à faire des choses.
C'est parce que l'on arrive à faire des choses que l'on comprend la théorie.

C'est simple et vrai.  

Je crois que je ne peux point exprimer mieux mon avis. 

C'est une très belle théorie...


dimanche 28 février 2016

La forme est un ensemble de théorèmes à démontrer

"Certaines formes anciennes sont inefficaces car leurs techniques sont inutilisables dans des situations réelles aujourd'hui. "

Vrai ou faux ?


FAUX


Ce qui est correct est de dire :

"Certains pratiquants sont inefficaces car leur corps est inutilisable dans des situations réelles."

Certaines personnes veulent rester ignorantes, parce que la vérité leur demande de changer.

On ne peut interpréter les informations qu’à la lumière de ce qu’on a vécu, en fonction de ses prédispositions et en fonction des croyances qu’on a déjà admises.

Par conséquent, il n’est pas étonnant que certains considèrent la forme comme un art figuratif obsolète et inefficace.

Mais attendez une minute.

Même si aujourd’hui on est tous des « champions », on ne pourra jamais discréditer un art systémique millénaire qui fut codifié par des gens qui savaient ce que c’était de frôler la mort.

Avec un peu de discernement, il est évident.

Il est plus naturel de penser que l'absence de crédibilité de certaines techniques dans un contexte réel ne signifie pas que le modèle de techniques d’autrefois n’est plus réaliste dans une société évoluée telle que la nôtre.

L'absence de crédibilité signifie seulement que ce modèle de techniques ne s’applique jamais tel quel en combat.

Il n’est donc question d’affirmer ni son efficacité, ni son inefficacité en terme de modèle d'application.

Il nous faut des recherches plus poussées.

Il s’agit non de se projeter au sein de la croyance pour répéter aveuglément les techniques jusqu’à ce qu’elles deviennent naturelles et utilisables, mais pour supposer que, derrière des apparences saugrenues, doivent se cacher des schémas conceptuels qui constituent une trame de fond : les théorèmes.

La forme n’est pas un modèle de techniques à reproduire, mais un ensemble de théorèmes à démontrer.

La plus belle des formes, avec les meilleures techniques codifiées par le meilleur génie ne sera qu’un échec cuisant si on la considère comme une source d’inspiration qui élargit son répertoire de techniques.

Si on considère la forme comme un art figuratif obsolète et que l’on tente de la modifier sous prétexte que le monde d’arts martiaux évolue, toutes les données cryptées qu’elle contient depuis des siècles seront perdues à jamais.

Et si on pratique la forme de la même manière que n'importe qui peut interpréter, elle devient sclérosée.

La recherche de compréhension sur les théorèmes exige un raisonnement logique basé sur les principes fondamentaux.

Cela permet de voir au pratiquant, avec un maximum d'angles, une réalité cachée au travers du prisme des théorèmes déduits, qui viendront modifier sa propre vision du monde, en constant changement, s’adaptant pour embrasser un maximum de situations d'hier ou d'aujourd'hui.

jeudi 11 février 2016

Est-ce qu'il n'est pas plus confortable de ne pas savoir ?

Il existe bel et bien un monde auquel un autodidacte n’aura jamais accès. 

Quand on y est invité pour la première fois, on a l’impression d’être un caïd du CP qui entre tout juste dans la cour des grands au lycée.

Parfois, je me dis qu'il est bien plus confortable de ne pas « savoir » et de rester vivre dans l'illusion de progresser sur la bonne voie.

"Tu passes par là pour être vivant et tu es mort… " 
"Zut !"
C’est tout ou rien.

Une fois que l'on sait ce qu'il faut faire : 

On ne peut agir qu’adroitement ou maladroitement. 

On ne peut plus se permettre de voir les choses autrement.

On aura honte d’enseigner en gravitant autour du sujet essentiel. 

On ne peut évaluer son apprentissage qu’à partir d’un référentiel de compétences défini par le patriarche.

Et on n'a plus qu’à se soumettre humblement aux exigences des prescriptions techniques qu’on aura la chance de découvrir dans chaque forme.

Mais il y a bien un problème.


Comment faire pour enseigner tout cela à ceux qui ne savent pas comment faire pour le comprendre ?